Répression et collaboration

lundi 9 novembre 2015
par  Jean

Répression et Collaboration

La répression des résistants réels ou supposés fut, on le sait, terrible. Je ne m’étendrais pas sur ce morbide sujet, mais il est nécessaire de rappeler les souffrances endurées suite parfois à des dénonciations pas toujours justifiées. Je citerai seulement quelques rapports de la brigade de Conflans Ste Honorine, légion de Paris, Cie de St Germain [1] .

Le 30/01/43, arrestation de Melle Françoise Z., née le 28/02/23 à Paris 10ème, demeurant chez ses parents à Conflans, résistante, dénoncée par un nommé Tate aussi appelé Tissier qui faisait partie de la bande Bony [2] . Elle fut incarcérée 3 jours à Maison Laffitte, puis 1 mois à Fresnes, ensuite à Compiègne jusqu’au 31/01/44 et enfin dirigée sur Ravensbruck ; sa dernière lettre est datée du 05/07/44
.
En 1943, arrestation de Lucien Julia, demeurant à Maurecourt ; il appartenait au groupe Alliance depuis 1940 et fut accusé de détenir un poste émetteur, il fut incarcéré à Fresnes pendant 3 mois, puis fin janvier 1944 envoyé sur Compiègne pour 3 ou 4 jours et dirigé sur l’Allemagne : disparu.

Le 11/11/43, arrestation de Armand Joseph C., né le 10/10/1884 à Beaulieu/Loire, colonel d’aviation en congé depuis l’armistice, retiré à Conflans, s’occupe de résistance au sein du groupe Medéric ou encore Ceux de la Libération ; lors d’une perquisition, la gestapo ne trouve rien chez lui mais l’arrête et le met au secret à Fresnes et le dirige sur le camp d’Orianenburg. Une deuxième perquisition 6 mois plus tard ne donnera rien (le fusil de chasse caché dans la cheminée ne sera pas découvert) ; il ne fut pas dénoncé, mais plusieurs membres du réseau furent arrêtés et son nom aurait pu être révélé sur des papiers.

Le 08/04/1944, arrestation de Mme Jacqueline Julia, épouse Drapier, employée de Mairie, par deux officiers de la Gestapo de Maison Laffitte qui l’enferment pendant 1 heure dans une cellule, puis à Fresnes pendant un mois sans même l’interroger ; le 8/05/1944 elle est libérée et on lui demande de ne rien dire, ni de révéler ce qu’elle a vu . Elle pense que son arrestation est due au fait qu’elle avait délivré de fausses cartes d’identité à des réfractaires arrêtés avant elle.

Le 14/08/1942, arrestation de Claude Lornage, né le 15/09/1892 à St Etienne, demeurant à Conflans, armurier de son métier réparait les armes de la résistance ; transféré à la prison de la Santé, puis à celle du quai de l’Horloge, condamné à mort et exécuté le 29/09/1942 ; son chef Savignac est arrêté et fusillé à son tour. Quelque temps plus tard la Gestapo fait une perquisition à son domicile ; ce jour-là son épouse avait fait tué un cochon, les officiers de la Gestapo demandent à Mme Lornage de faire cuire un rôti, le consomme sur place et en partant enveloppent tout le cochon restant dans un linge et l’emporte à bord de leur véhicule.

Janvier 43, arrestation par la Gestapo française de Gaston Le Cousin, né le 24/04/1914 à Plouaret, agent SNCF, demeurant à Conflans, agent de liaison, porteur d’un carnet de billets vendus au profil des femmes de déportés et prisonniers politiques ; après un an de prison, il est envoyé à Romainville, puis Compiègne jusqu’au 27/04/1944 et déporté en Allemagne au camp de Weimar, puis à Flossenburg-bei-Waden. Un certain Heroid, torturé par la Gestapo aurait donné le nom des autres membres du groupe. Après l’année passée en prison, une amende d’un montant de 15.934frs fut réclamée à son épouse.

Le 20/11/1942, arrestation d’André, Jacques Lorioux né à Romorantin le 07/02/1903, et de son épouse, membre du parti communiste depuis novembre 41, agent au commissariat de Conflans ; motif de son arrestation, distribution de tracts ; tous les éléments communistes de Conflans furent arrêtés et conduits comme otages au commissariat. Son épouse, très malade lors de leur arrestation fut conduite à l’hôpital et relâchée 15 jours plus tard. Lui fut envoyé à Fresnes, puis à la Citée et déporté le 24/01/43 à Orianensburg (près de Berlin). Il avait été dénoncé par un chiffonnier de Sartrouville, un certain Olbreck, dit Lulu. Il ne donna plus de nouvelle à partir d’août 44.
Arrestation du coiffeur Henri Brialy à Triel/Seine, pour le motif de confection de fausses cartes d’identités pour les réfractaires ; piégé par un certain Laurenceau qui se fait d’abord passer pour un réfractaire et qui revient le lendemain avec plusieurs officiers de la Gestapo en civil ; envoyé d’abord à Fresnes, puis à Compiègne il est dirigé sur Weimar d’où il ne donnera plus de ses nouvelles. Son véhicule personnel fut saisi par la Gestapo.

Le 30/07/42, arrestation de Robert Blasberg né le 18/05/1920 à Colombes, demeurant à Conflans, pour le motif « non port de l’étoile juive », dirigé sur Drancy, puis Pithiviers jusqu’au 20/09/42 puis sur Beaune la Rolande et encore Drancy, ses parents apprennent par le journal « Libres » que le convoi où se trouve leur fils se dirige sur Birkenau et qu’il n’a fait l’objet d’aucun jugement. Ce jeune homme qui travaillait dans le milieu du music hall, disait dans une lettre adressée à Charles Trenet qu’il était déporté en représailles à la suite de l’attentat commis au cinéma « Rex » le 17 ou 18/09/42.

Le 08/03/41, arrestation de François Lemaguer, né le 22/09/1923 à St Nazaire, tôlier ferblantier, ainsi que plusieurs membres du parti communiste ; interné au camp de Aincourt, puis de Voves et de Pithiviers, fait 6 mois de prison, puis est dirigé sur l’île de Ré pour effectuer des travaux de défense avec 500 internés jusqu’au mois de décembre 1944. Libéré, a effectué des travaux militaires du 23/02 au 07/12/44.

Le 03/11/42 Fernand Gaston Lecoq, né le 02/03/1904 à Chanteloup les Vignes en Seine et Oise, ouvrier soudeur à l’usine LTT à Conflans, est réquisitionné sur son lieu de travail pour partir travailler en Allemagne. Le train doit partir gare de l’Est d’où il se sauve et rejoint un groupe de la Résistance à Paris ; le 23/11/42 il fixe un rendez-vous à sa femme à Paris mais il ne vient pas ; le lendemain, 4 inspecteurs français perquisitionnent à son domicile, ne trouvent rien, mais disent à sa femme qu’il est arrêté et qu’il se trouve à la Préfecture ; sa femme se rend à la Cité mais il est déjà transféré au dépôt ; fin décembre il est envoyé en Allemagne. Il fit savoir à sa femme qu’il avait été arrêté à Trappes le 13/11/42 et il lui fit parvenir de ses nouvelles jusqu’au 06/06/44 ; il était à Orianenburg. Sa femme n’a jamais su à quel groupe de résistance il appartenait.

Le 31/05/43 arrestation de Albert René, né le 29/05/1911 à Laval, sur son lieu de travail aux établissements Christian à Conflans, envoyé à Fresnes, puis à Compiègne et enfin à Orianenburg où il décède le 12/04/44 ; il était affilié au parti communiste.

Le 15/07/43, R. D., né le 20/04/1909 à Andrésy, mobilisé à la base navale de Cherbourg, puis fait prisonnier en 40, libéré en 41, est convoqué avec son camarade B. à la préfecture de Police et se trouve dans l’impossibilité de justifier de sa libération : sa femme avait quitté le domicile conjugal le 11/01/43 en emportant tous les papiers personnels et d’identité de son mari, pour aller vivre avec un certain L. L.. Son mari accusé d’écouter la radio anglaise et ne pouvant justifier son identité est envoyé à Buchenwald, personne ne l’a revu. Une dénonciation par lettre anonyme est à l’origine de son arrestation et sa femme est soupçonnée d’en être l’auteur.

Le 25/07/44 arrestation de la famille Frajenberg, le père Israél, ses 4 fils : Maurice 20 ans, Henri 16 ans, Armand 13 ans, Jacques 11 ans ; sa femme et sa fille Freyda emmenées le lendemain. Tous habitaient Conflans ; leur fils aîné Léon 27 ans s’était réfugié à Creil car il était recherché comme réfractaire.

Robert Strubent, né le 18/03/21 à Paris, demeurant à Maurecourt, ainsi que Charles Lehman né le 17/08/22 à Alreus Stadt (bas Rhin) alsacien, déserteur du travail pour l’organisation Todt sur Bordeaux, se trouvent dans la prison de St Lô et meurent sous les bombardements dans la nuit du 6 au 7 juin 1944.

Fernand Delattre né le 6/04/1925 à Flers en Escrebieux, demeurant à Maurecourt, arrêté pour vol et envoyé en Allemagne pour travailler est tué en sautant du train, le 22/06/44 à Valantigny (aube).

Colbert Bruhier, né le 17/03/13 à Conflans, communiste depuis 44 est envoyé à Buchenwald.

Henri Spysschaert, monteur téléphonique, né le 6/04/14 à Lille, résidant à Conflans, interné au camp d’Aincourt (S&O), puis à Voves, en mai 44 dans les environs d’Hambourg.

René Richard Defert, né le 7/12/14 à Clichy, interné à Mauthausen.
Alfred Bernard, communiste, né le 11/07/1889 à Aubervilliers, arrêté le 27/11/42, envoyé à Orianenburg en juin 44.

Témoignage de Jean Daniel Boudret, curé de Montiernery à Poitiers pendant sa captivité à Compiègne : « mise de menottes, mains sur les mollets, tête en bas pendant 1h environ ; après cela le chef de la gestapo, armé d’un gros bâton au bout duquel il y avait de grosses lanières de caoutchouc, l’a violemment frappé. »

Une note est rédigée contre les Polonais qui se montrèrent odieux dans tous les camps même dans les camps de femmes : (Buchenwald, Dachau, Mautausen) ; beaucoup de français périrent sous les coups des Polonais. (rapport rédigé à Brasparts le 27/05/45.)

Je ne citerai que quelques exemples de la cruauté qui pouvait régner dans les camps, ici le camp de Weimar qui dépendait de Buchenwald [3]
.
Récit du père Léon Leloir, des maquis d’Ardennes, arrêté par un policier français à Dinant en juillet 44 : pointes de feu sur tout le corps, puis les deux jambes complètement tournées, déchirure des deux muscles adducteurs près de l’aine.

Les détenus partis de Compiègne en convoi le 21/01/44 étaient presque nus (ils devaient choisir entre garder la chemise ou le slip), parmi eux le beau-frère de De Gaulle, Alfred Caillau ; le froid fut mortel pour un grand nombre.

Dans la cave qui précédait un des fours crématoires, des crochets étaient scellés dans le mur à 2 mètres du sol environ ; les détenus y étaient pendus et un SS se suspendait au corps du supplicié jusqu’à ce qu’il meure.

Les Polonais étaient les tortionnaires les plus odieux et les plus pervers. Ils avaient dressé une équipe d’enfants de 8 - 12 ans à fouiller les cavités naturelles des femmes et des hommes qu’ils avaient exécutés par injection intra cardiaque à base de phénol, dans le but de récupérer des bijoux que les victimes auraient pu ainsi cacher. (camp de Birkenau), source Docteur Denis Paul, domicilié au Havre.

D’autres détenus trop épuisés pour marcher, étaient tués à coup de crosse de fusil ou de manches de pioches et de pelles.

Des expériences sur le typhus furent également pratiquées sur les détenus dans ces camps.

Les raisons d’être arrêté étaient variées. Les personnes arrêtées dans le département de la Seine étaient dirigées sur le camp de Choisel à Châteaubriant. On y trouve des communistes, des droits communs, mais aussi des personnes dénoncées pour des motifs du genre : [4]]]

Aurait traité une de ses voisines qui portait un nom d’origine germanique de Boche ;

Serait atteinte de maladie vénérienne et aurait contaminé un soldat allemand ;

Aurait écouté la radio britannique et détiendrait des tracts ;

Braconnerait ;

Aurait hébergé une juive qui s’était enfuie suite aux mesures récentes prises à Paris par les autorités occupantes (27 juillet.1942).

Aurait eu une altercation avec un officier allemand dans un train ;

Détiendrait des armes et des munitions dans son grenier ;

Se serait évadé d’une usine à charbon en Belgique ;

Sujet Américain ;

Aurait facilité la désertion d’un soldat allemand ;

Deux exemples qui nous touchent indirectement, mais qui sont très proches de chez nous :
Monsieur Ernest Duru, né à la Chapelle en Serval le 08/09/1890, officier de réserve, croix de guerre 14-18, maire de la commune d’Epiais les Louvres, agriculteur, situation aisée, arrêté à Louvres pour le motif suivant : aurait été dénoncé par un de ses ex. employés, M. E. C, comme ayant tenu des propos désobligeants à l’égard de la femme de ce dernier, parce qu’elle se livrait à la débauche en compagnie de militaires
allemands ; il fut arrêté le 5/11/42 et mis en détention à la Feldgendarmerie d’Enghien.

Monsieur René Roger, né à Luzarches le 8/02/1900, domicilié à Chaumontel, veuf, un enfant âgé de 19 ans, arrêté le 11/08/42, pour détention d’un fusil de chasse « Lefaucheux », fut dénoncé par le fils de son ami Monsieur H. pompier au régiment de Paris depuis 6 ans.

Le S.O.L.

Le Service d’Ordre Légionnaire fut créé par Darnand dès juin 1940. Etabli dans la zone sud, il prônait le culte du Chef, la haine de la démocratie, le racisme, etc., mais aussi la « Collaboration » avec l’ennemi nazi. Ils se livrèrent à des actions plus ou moins brutales et il comptait dans ses rangs plusieurs membres du milieu Niçois. Lors du débarquement des alliés en Afrique du Nord, en novembre 1942, ils firent feu contre les américains. En janvier 1943 le SOL, qui était dirigé par Laval avec Darnand en adjoint, se transforma en milice le 30 janvier.

La Milice

La Milice Française [5] est placée sous le commandement du chef du gouvernement, le secrétaire général en assurant l’administration et la direction. Le secrétariat général de la milice française fonctionna à l’hôtel Moderne rue du docteur Max Durand Fardel à Vichy à partir du 12 février 1943.

Recrutement : la milice française doit être formée de français et de françaises d’un loyalisme intellectuel et moral et d’une formation politique révolutionnaire nationale. (selon les critères de Vichy, bien évidemment)

Les conditions sont :
- Etre français de naissance( quelques dérogations peuvent être accordées)
- Ne pas être juif( aucune dérogation)
- N’adhérer à aucune société secrète
- Etre volontaire : serment prononcé par l’adhérent : « Je jure de servir au péril de ma vie, de consacrer toutes mes forces à faire triompher l’idéal révolutionnaire de la Milice Française dont j’accepte librement la discipline. »
- Etre agréé par le chef départemental
- Avoir acquitté le montant de la cotisation annuelle
- Suivre un stage de 1 à 3 mois pendant lequel le postulant reçoit les rudiments d’une formation politique révolutionnaire nationale et subit certaines épreuves qui permettent au chef départemental de juger de la valeur morale et politique du volontaire.
- Exécuter les ordres sans discuter des missions.

Les effectifs de la milice française s’élevaient à 10 400 hommes au 30 juillet 1944 [6] .

Légion des Volontaires Français

Nous avons vu que la Milice était composée de Français au service de la Police allemande, mais il y eut aussi des Français pour s’enrôler dans l’armée allemande.

La Légion des Volontaires Français, LVF, est créée le 8 juillet 1941 sous l’impulsion de Jacques Doriot (né le 21 septembre 1898 à Bresle dans l’Oise). L’initiative ne fut soutenue que très tièdement par Vichy, du moins au début, et même plus tard interdiction de s’y engager sera faite aux officiers d’active français. Sur les 100 000 inscriptions espérées, seuls 12 000 volontaires s’enrôlèrent pour former le 63ème régiment d’infanterie basé en Pologne.

Engagé dans la campagne de Moscou en décembre 1941, le régiment fut décimé et ramené en arrière pour lutter contre les partisans. En juillet 1944 la LVF est dissoute par Himmler et les 1200 rescapés sont intégrés à la Waffen-SS pour former la 33ème Division SS Charlemagne.

Le marché noir

Bien que n’étant pas directement lié à la collaboration, le marché noir y est souvent rattaché et tire aussi parti de l’occupation. Les renseignements proviennent de divers rapports du Préfet de Seine et Oise [7].

Rapport du 5 août 1940
« Les rapports sont corrects avec Turner, et fréquents avec Glass, le conseiller de guerre sous les ordres du précédent pour la Seine et Oise. La population prend trop l’habitude de se débrouiller directement avec les autorités allemandes. Les denrées comme l’huile, le café, le chocolat, les légumes secs sont introuvables, le sucre et les pâtes en quantité réduite. Les principales industries du département n’ont pas été détruites par les bombardements. »
Rapport du 30 novembre 1942
« les conditions de ravitaillement sont de plus en plus précaires, la pénurie de chaussures apporte un ralentissement de la vie économique et risque de compromettre la fréquentation scolaire. L’hiver, la raréfaction des denrées, la montée des prix, la très grande majorité des revenus demeurant inchangés, tout cela donne un très mauvais climat social. L’octroi de la plénitude du pouvoir législatif à Monsieur le président Laval n’a pas surpris l’opinion, mais elle a vu une intervention plus directe et plus étroite des autorités occupantes. Le bref message du maréchal, le 19 novembre 1942, a déçu son auditoire, le sabordage de la flotte de Toulon, la démobilisation de l’armée de l’Armistice, laissent une opinion publique désemparée. La complexité de la situation dépasse de plus en plus l’homme de la rue. Vu la situation économique et l’hiver tout laisse envisager des troubles et une grève le 09/11/42 aux établissements Westinghouse peut être considérée comme le prodrome. Dans le nord 20% d’augmentation des salaires a été accordée, rien dans la région parisienne. Le mécontentement grandit et la propagande communiste sait l’exploiter ; les réquisitions pour l’organisation TODT inquiètent la population. »

Le préfet souhaite une revalorisation de la fonction publique : Un instituteur marié sans enfant, à Versailles touche 1876 frs alors qu’un gardien de la paix, même situation familiale, touche 2520 frs. Le préfet trouve anormal qu’un instituteur chargé de l’éducation des futurs adultes de notre pays ne puisse donner l’exemple par sa tenue vestimentaire compte tenu de ses faibles revenus et ne pas manger à sa faim.

Les prix pratiqués au marché noir ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Le kilo de pommes de terre se vend jusqu’à 10 frs. Le marché noir est passé de « marché clandestin » à « marché parallèle ».

Le rapport de janvier 1943 nous dit que les fortunes scandaleuses et rapides, réalisées par les trafiquants de tous ordres sur le marché noir, soulèvent de sourdes colères et chacun estime que les profiteurs auront à rendre des comptes.


[1CARAN F/9/5575

[2Un des meilleurs policier d’avant-guerre qui se mit au service de la Gestapo

[3CARAN F9.5575

[4CARAN [[F60/1529

[5SHAT 2P17

[6Il y aurait eu un milicien à Fosses. Il aurait été exécuté près de la gare à la Libération (Mémoire d’ancien)

[7CARAN F1c III 1190


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