Autres cultures et commerces

mardi 17 novembre 2015
par  Jean

Je ne parlerai que du travail sur la commune ne citant que pour mémoire la cartoucherie de Survilliers qui employait aussi des Fossatussiens.

L’agriculture se composait surtout de maraîchers et de quelques rares fermiers possédant 2 ou 3 charrues et qui exploitaient sous contrat de fermage les terres appartenant à quelques propriétaires.

Les cultures alimentaires se composaient de céréales (blé, seigle, avoine), de pommes de terre, des pois, des haricots verts et de cresson. Les cultures fourragères étaient la luzerne, le trèfle, le sainfoin et la betterave.

L’élevage portait surtout sur les veaux mais tendait à disparaître depuis la création d’une laiterie ; il fût progressivement remplacé par l’élevage des vaches laitières qui pâturaient dans les prés bordant l’Ysieux. Il n’y avait qu’un seul troupeau de moutons de 225 têtes en 1900 et bien évidemment les animaux de basse-cour, poules, oies et canards.

L’animal de trait de prédilection était le gros cheval boulonnais à l’exception du hameau du Guepel, dont la surface cultivée était plus étendue, qui utilisait des boeufs.
L’artisanat et l’industrie commençaient à s’implanter dans la commune.

La laiterie déjà citée collectait le lait des communes environnantes, le stérilisait et le commercialisait sur Paris.
Depuis 1842 une vannerie fonctionnait et traitait l’osier, principalement produit sur la commune de Thimécourt, et fournissait les mannes aux cressiculteurs.
Vers la même époque, une féculerie se trouvait au Guépel ; ceci avait encouragé les fermiers de la région à cultiver plus intensément la pomme de terre.
Le long du chemin de grande communication N° 16 (toujours nommé ainsi sur l’actuel plan de Fosses) se trouvaient 3 sablonnières fournissant un sable de qualité. La carrière de pierre ne produisait que du remblai, les pierres de taille provenant surtout de Marly la Ville.

Une autre activité saisonnière et artisanale était tenue en hiver par les femmes, la passementerie ; la production était principalement écoulée sur Survilliers, St Martin et Louvres.
La commercialisation des produits locaux se faisait principalement sur Paris. Les maraîchers portaient les légumes aux Halles ; le lait, stérilisé, était aussi livré à la capitale. De même, la ville était approvisionnée en paille et en fourrage, car il ne faut pas oublier que le cheval était alors la principale force de traction et que les omnibus parisiens étaient tirés par des chevaux.

Les céréales, par contre, prenaient la direction des moulins de Chantilly.

Près de la gare se trouvait un négociant en vin, certainement un grossiste ; on peut raisonnablement penser que les 800 hectolitres de vin qui transitaient annuellement dans ses caves n’étaient pas consommés par les seuls 229 Fossatussiens.

Nous avons aussi trouvé trace d’un marchand de bois mais sans pouvoir déterminer si son commerce était local ou régional.

Les commerces de proximité étaient curieusement rares dans le village. Il n’y avait pas de boulanger, le pain venant de Luzarches ou de Survilliers. Il n’y avait pas non plus de boucher, Fosses étant desservi par celui de Marly. Mais il y avait plusieurs épiciers !
Pour expliquer cela, j’avancerai une hypothèse que rien ne vient étayer pour l’instant. Elle est fondée sur les souvenirs de ma Grand-mère quant au mode de vie des petits villages Landais. Vers 1900, la quasi-totalité des habitants cultivait un petit potager et élevait une basse-cour pour un usage familial. Ils vivaient le plus possible en autarcie et n’achetaient que ce qu’ils ne pouvaient pas produire eux-mêmes et en plus ils pratiquaient le troc entre eux. Le boucher, par exemple, ne venait que 2 fois par an sur le marché. Peut-être les Fossatussiens vivaient-ils sur le même mode ?


Navigation

Articles de la rubrique