Quelques autres Personnages

jeudi 19 novembre 2015
par  Jean

Docteur Connault

Médecin particulier de Napoléon III, il posséda à Marly-la-Ville la maison ayant appartenu à Dalibard.
Son père travaillait dans l’administration militaire ce qui l’a fait naître à Milan en 1803. Après des études de médecine il doit quitter l’Italie pour raison politique en 1831 et rentre en tant que médecin dans la maison de la reine Hortense. Il devient vite l’ami du prince Louis-Napoléon qui se l’attache en tant que médecin mais c’est surtout une amitié sans faille qui les liait.

Le docteur Connault accompagnera le Prince lors de sa détention au fort de Ham après 1840 ; il prendra une grande part à son évasion ce qui lui vaudra une condamnation en 1846. A sa libération il rejoint la famille impériale en exil en Angleterre et rentrera en France après 1848.

Lors du rétablissement de l’Empire il est nommé premier médecin de l’empereur. Homme politique, sénateur de puis 1863, c’est aussi un scientifique créateur de divers instruments de précision. Membre de l’Académie de médecine, il est certes le médecin de l’Empereur mais il en est surtout l’ami fidèle.


Bon-Joseph Dacier

Il est intervenu à Marly, où il possédait une maison, en tant qu’administrateur de l’Hospice [1]. Lors de la séance du 26 novembre 1806, le Conseil d’Administration des Hospices Civils de Paris examine sa proposition d’échange de parcelle avec l’Hôtel-Dieu.

Né à Valognes (Normandie), le 1er avril 1742 [2] .
Philologue, il fut admis le 14 juin 1772, comme membre associé à l’Académie des Inscriptions, des intérêts de laquelle il s’occupa activement ; il en devint le président, puis secrétaire perpétuel en décembre 1782, et en écrivit les mémoires de 1784 à 1830 ; il était l’élève et le collaborateur de Foncemagne. Il a laissé des traductions et des ouvrages historiques. Il fit partie de l’Institut en 1795, fut conservateur de la Bibliothèque nationale en 1800 et membre de l’Académie des Sciences morales et politiques. Il entra dans la 3e classe en 1803 et devint secrétaire perpétuel.

Élu en remplacement du duc de Richelieu le 27 juin 1822, il fut reçu à l’Académie Française par Abel-François Villemain le 28 novembre suivant, il avait eu Casimir Delavigne pour concurrent. Sous le règne de Louis XVI, il avait refusé le ministère des Finances ; il fut membre du Tribunat en 1799.
Mort le 4 février 1833 à l’âge de 91 ans.

Leger Papin

Curieux personnage que Léger Papin dont nous trouvons une description en 1793 dans les registres du Conseil Municipal de Louvres. Il était né le3 octobre 1742 à Paris et était fils de petits bourgeois tenant un commerce d’épicier. Il entre dans les ordres à l’âge de 20 ans le 11 novembre 1762 et reçoit le bénéfice d’un prieuré-cure en banlieue nord. [3]
En 1793 il est décrit comme grand de 5 pieds 2 pouces (environ 1,70 m ), blond aux yeux bleu, nez et menton bien fait, bouche moyenne, front rond, teint vermeil avec une petite tâche violette sous l’œil gauche.

Electeur aux Etats de la Prévôté de Paris hors les murs, il est élu député suppléant du Clergé aux Etats Généraux, puis député à la Constituante. Prêtre assermenté, membre du Club des Jacobins, il est nommé procureur de la commune de Marly le 18 octobre 1793.

Il se marie le 28 octobre 1793 à Marly-la-Ville avec Marie Geneviève Ganneron et il signe l’acte "Papin curé de Marly-la-Ville".

Un mois plus tard la roue tourne pour lui. Il est arrêté et doit se démettre de toutes ses fonctions y compris la prêtrise. Après quelques péripéties il obtiendra une place de fonctionnaire qu’il gardera jusqu’en 1801. Il cherchera alors à retrouver son état de prêtre auquel son mariage forme un obstacle insurmontable et décédera en 1821.
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[1CARAN cote F/15/184

[2Source : Académie Française

[3Il ne semble pas que ce soit déjà Marly car ses premières signatures d’actes datent de 1771.


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