Prélude

vendredi 6 novembre 2015
par  Jean

Raconter l’histoire de cette période est délicat, elle est encore récente. La mise à disposition des archives ainsi que la possibilité de rencontrer les quelques personnes toujours vivantes ayant connu cette période, nous laissent un peu de temps pour essayer de comprendre ces années noires.
Il est délicat, ai-je dit, car il s’agit de réveiller des souvenirs parfois douloureux, de raviver des blessures longues à cicatriser.
Je me contenterai donc de rapporter des évènements sans jamais me permettre de juger, même s’il est difficile de ne pas laisser transparaître sa propre sensibilité devant certains comportements.
La majorité des faits cités proviennent des documents d’archives, tant civiles que militaires, une petite minorité provenant de témoignages, de souvenirs plus ou moins érodés par le passage du temps.
Je remercie toutes les personnes qui m’ont aidé, ceux qui m’ont raconté leur jeunesse avec parfois un sanglot dans la voix. Je n’en veux pas à ceux qui m’ont fermé leur porte, des souvenirs peuvent encore être trop lourds pour être ravivés.

L’île de France en 1939